Réponse rapide — Il n'y a pas de date fixe. Repère pratique : rallumez le chauffage quand vos pièces de vie restent sous 19 °C, la température recommandée par l'ADEME, alors que vous êtes chez vous et que le froid s'installe. Réglez-le ensuite à 19 °C dans le séjour et 17 °C dans les chambres la nuit. En immeuble chauffé collectivement, la date dépend du règlement de copropriété, de l'assemblée générale ou du contrat du chauffagiste.
Les signes qu’il est temps de rallumer
Le calendrier ne dit rien de votre logement : une maison bien isolée peut se passer de chauffage plus longtemps qu’un appartement mal exposé. Fiez-vous plutôt à deux signes :
- la température du séjour reste sous 19 °C alors que vous êtes là ;
- le froid dure plusieurs jours de suite, et les prévisions ne promettent pas de redoux.
Aucune source officielle ne fixe de température extérieure à partir de laquelle allumer. Côté météo, Météo-France estime les besoins de chauffage avec des « degrés-jours » : chaque jour, la moyenne des températures minimale et maximale est comparée à une base de 18 °C, et l’écart sous cette base s’ajoute aux besoins de la saison. C’est un outil statistique, pas un seuil de mise en route pour votre logement : son isolation et son exposition font le reste.
Avant de rallumer, limitez les entrées d’air froid : volets fermés dès la tombée du jour, rideaux épais tirés, portes des pièces froides fermées et bas de porte contre les courants d’air. Si une porte d’entrée laisse passer l’air, voyez comment isoler une vieille porte d’entrée en bois.
Faut-il allumer votre chauffage maintenant ?
Trois questions pour vous aider à décider : une aide pratique, pas une règle officielle.
Question 1 sur 3
Quelle température relevez-vous dans le séjour quand vous y êtes ?
Question 2 sur 3
Ce froid dure-t-il ?
Question 3 sur 3
Un bébé dort-il dans une chambre qui descend sous 18 °C ?
À quelle température régler le chauffage
L’ADEME recommande d’adapter la température à chaque pièce et à chaque moment de la journée :
| Pièce et moment | Température |
|---|---|
| Salon, bureau et autres pièces de vie occupées | 19 °C |
| Pièces de vie inoccupées | 16 à 17 °C |
| Chambre la nuit, ou inoccupée | 17 °C |
| Chambre d'enfant occupée en journée | 19 °C |
| Salle de bain pendant son usage | 22 °C |
| Salle de bain le reste du temps | 16 à 17 °C |

Ces valeurs sont des recommandations. La règle, elle, porte sur la moyenne : celle des températures de toutes les pièces d’un logement est plafonnée à 19 °C par l’article R241-26 du Code de l’énergie, rappelle le ministère de la Transition écologique. Chaque degré compte aussi sur la facture : selon France Rénov’, un réglage plus bas d’un seul degré peut faire économiser 7 % d’énergie. Pour une chambre de bébé, France Rénov’ conseille entre 18 et 20 °C.
Le thermomètre ne dit pas tout : murs froids, air humide ou courants d’air donnent une sensation de froid à 19 °C. Contre les courants d’air, commencez par les gestes vus plus haut ; contre l’humidité, aérez et vérifiez la ventilation ; contre des parois froides, la solution durable reste l’isolation.
Avant la première mise en route de la saison
Avant la reprise, quelques points à vérifier :
- chaudière : son entretien annuel par un professionnel est obligatoire, rappelle l’ADEME ;
- poêle ou cheminée : le conduit doit être ramoné au moins une fois par an, et deux fois dans la majorité des départements, dont une pendant la période d’utilisation (Service-Public ; voir aussi le prix du ramonage d’un poêle à bois) ;
- pompe à chaleur : dégagez l’unité extérieure des feuilles et de la poussière ;
- autour des radiateurs : ni meuble, ni linge, ni rideau devant, ils bloquent la diffusion de la chaleur.
Pour la mise en marche elle-même, thermostat, chaudière ou convecteurs, suivez notre guide pour allumer un chauffage étape par étape. Avec une climatisation réversible, voyez s’il vaut mieux la laisser tourner en permanence en mode chauffage.
Chauffage collectif : qui fixe la date
Dans un immeuble équipé d’une chaudière commune, vous ne choisissez pas la date. Selon l’ANIL, aucune loi ne fixe le jour de mise en service : la période de chauffe est arrêtée à l’avance, soit par le règlement de copropriété, soit par un vote en assemblée générale, et le contrat du chauffagiste peut prévoir de l’avancer ou de la décaler. C’est le syndic, ou le gestionnaire de l’immeuble, qui fait intervenir le chauffagiste.
La date change donc d’un immeuble à l’autre. Pour la connaître, consultez le règlement de copropriété, le procès-verbal de la dernière assemblée ou l’affichage du hall, ou posez la question au syndic. Si un automne froid arrive tôt, plusieurs occupants peuvent demander ensemble un démarrage anticipé, à condition que le contrat le permette. Une fois le chauffage lancé, votre consommation se suit sur les appareils de l’immeuble : voyez comment lire un répartiteur ou un compteur de chauffage Ocea.
Nuit, absence, vacances : baisser plutôt que couper
Couper complètement le chauffage n’est pas une bonne idée : France Rénov’ recommande de baisser la température sans l’éteindre complètement. Les sources citées ici ne permettent pas de chiffrer l’effet d’un arrêt complet suivi d’une relance. Les réglages conseillés :
- la nuit : pour la chambre, l’ADEME recommande 17 °C ;
- une journée de travail : 16 à 17 °C au salon et au bureau ;
- une absence courte : 16 °C, selon France Rénov’.
Pour un logement inoccupé plus longtemps, le Code de l’énergie fixe des plafonds : 16 °C pour une inoccupation d’au moins 24 heures et de moins de 48 heures, puis 8 °C dès 48 heures.
Un thermostat programmable, souvent doté d’un mode absence, fait ces baisses à votre place et relance la chauffe avant votre retour. Certains modèles détectent même une fenêtre ouverte et coupent les radiateurs le temps de l’aération.
Quand arrêter le chauffage au printemps
Au printemps, repère pratique : éteignez quand les pièces où vous vivez restent à la température voulue sans chauffage pendant plusieurs jours de suite. C’est un simple repère, à adapter à votre logement.
En chauffage collectif, l’arrêt suit les mêmes règles que la mise en route : il est décidé à l’avance par la copropriété ou le gestionnaire, et peut être repoussé si le contrat le prévoit.
Questions fréquentes
Est-ce que 21 °C, c'est beaucoup ?
C’est au-dessus des repères. L’ADEME conseille 19 °C quand on occupe salon ou bureau, et le Code de l’énergie limite à 19 °C la moyenne de l’ensemble du logement : une pièce peut donc être un peu plus chaude si d’autres le sont moins. Cette limite moyenne passe à 22 °C dans les logements où sont donnés des soins médicaux, ou qui logent des personnes âgées ou des enfants en bas âge.
Faut-il couper les radiateurs pour aérer ?
Oui. L’ADEME conseille d’ouvrir les fenêtres cinq minutes le matin et cinq minutes le soir, même en hiver, en éteignant les radiateurs juste avant. Un air trop humide donne une sensation de froid : le bon taux se situe entre 40 et 60 %.
Le thermostat programmable est-il obligatoire ?
Il le deviendra. Pour les logements existants, l’obligation de l’installer a été repoussée au 1er janvier 2030 ; elle s’applique dès le 1er janvier 2027 aux bâtiments neufs pour lesquels un permis de construire ou une déclaration préalable est déposé à partir de cette date. L’équipement est à la charge du propriétaire, qu’il occupe ou loue le logement, et des exemptions sont possibles (Service-Public).
Que faire si l'appartement reste froid, chauffage collectif allumé ?
Mesurez d’abord la température au centre de chaque pièce. Dans un immeuble dont le permis de construire a été déposé après le 1er juin 2001, le chauffage doit pouvoir y maintenir 18 °C : un copropriétaire peut alors exiger que le syndic intervienne, un locataire s’adresse à son bailleur (Service-Public). Pour vos recours, voyez combien de temps un locataire peut rester sans chauffage.
